Quand j’étais ti-gars…

Saturday, April 6, 2019
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Si tu prends deux minutes pour t’assoir et penser à toutes les choses que t’as faites dans ta vie et qui t’ont rendu heureux, quel serait le point commun entre tous ces événements ?
Y’a des moments dans la vie où t’es plus susceptible de te poser ce genre de questions. Souvent, c’est l’expérience qui apporte plus de profondeur à ton jugement. Avec la distance, tu peux relativiser les choses. Tu comprends que tu t’es souvent rendu malheureux pour des détails, mais aussi, que t’a tenu certaines choses pour acquises. T’étais heureux, mais pas vraiment conscient de l’être…

Aujourd’hui, quand je pense au temps où j’étais ti-gars, je ne peux m’empêcher de sourire. Ce qui me fais sourire, n’a rien avec à voir avec les mauvais coups ou les blagues que j’ai pu faire avec mes amis. Ça a plutôt un lien avec la façon dont j’abordais la vie dans ce temps-là.

J’ai grandi dans la région du Mont St-Hilaire dans un quartier en développement bordé d’un grand boisé. En été, je passais mes journées avec mes amis à vivre des aventures en BMX, à bâtir des cabanes dans les bois ou à explorer la nature. L’hiver, on passait des heures à se bâtir des forts ou se trouver de nouvelles pentes pour aller glisser. Entre toi et moi, si y’a au moins une époque de notre existence ou on se foutait de la température, c’est bien dans notre enfance ou on passait notre temps à jouer dehors !

Un souvenir qui me marque particulièrement, c’est cette pente de malade où je me rendais près du lieu de travail de mon père. Chaque soir après l’école, je ramassais mon traîneau et mes amis et nous gravissions la montagne en ressentant à l’avance l’exaltation que cette vertigineuse descente allait nous procurer. Dans mes souvenirs, l’ascension de cet Everest constituait une véritable expédition. Mais comme le jeu en valait la chandelle, jamais nous nous questionnions sur l’effort à fournir pour arriver au sommet. Inconsciemment, il y avait un lien entre la fierté de relever ce défi physique et l’intensité du délire qui nous envahissait pendant la descente. Oui, il existait des pentes moi difficiles à monter, mais elles étaient aussi moins amusantes à descendre.

Dès mon plus jeune âge, j’ai toujours aimé jouer dehors. Aujourd’hui, quand je repense au temps où j’étais ti-gars, je m’ennuie des moments où on se retrouvait dehors pour apprendre ensemble à relever des défis. Pour moi, y’a rien de plus rassembleur qu’une gang d’humains qui s’encouragent mutuellement à dépasser leurs limites. Y’a pas de meilleur endroit que la nature pour créer des liens. Dehors, la technologie perd son emprise sur nous et on se remet à communiquer sans intermédiaires, de façon plus instinctive et authentique.

Même si j’ai changé depuis, j’ai encore envie de gravir des montagnes comme quand j’étais ti-gars. La différence, c’est que même si y’a pas de glissade qui descend, y’a quand même toujours un cadeau dont j’ignore la forme l’autre côté de chaque sommet que j’atteins. Et c’est ça la beauté de grandir, être en mesure de comprendre que le temps qui passe ne revient pas. Ne perd plus ton temps ! Fais comme quand t’étais petit et trouve une montagne à ta mesure. La nature sera toujours te rappeler d’où tu viens. .

 

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