7 trucs pour mieux apprécier ses randonnée au printemps

il y a un mois

Les petits oiseaux gazouillent et l’envie d’enfiler tes souliers de randonnée prend possession de toi ?

Mais voilà, y’a encore de la neige au sol et tu as l’impression que le reste de la planète est un immense étang de bouette qu'on pourrait croire sous l'emprise de monstres à trois yeux.

Pourtant, il y a plein d’avantage à randonner au printemps. Y’a une énergie de renouveau qui éclate, la température est idéale et les journées rallongent…et surtout tu commences à en avoir marre de tes raquettes…

Dans le texte qui suit, je te donne quelques trucs qui te permettront de profiter au maximum de cette période de l'année où tout devient possible.

1.       Reste ouvert

Comme toute nouvelle expérience que l'on s’apprête à vivre, faire de la randonnée au printemps quand on n’y est pas habitués peut s'avérer une expérience déstabilisante.

Comme la nature est en pleine transition, les conditions variables peuvent affecter la qualité de notre expérience si on y est mal préparé. La meilleure attitude à adopter quand on part en randonnée au printemps, c'est de laisser tomber nos attentes et nos objectifs liés à la performance.

Le printemps est la période la plus propice pour se ressourcer et décrocher de nos problèmes quotidiens afin de faire le plein d'énergie. C'est le moment de lâcher prise sur nos conflits et de s'ouvrir à ce qui est ici juste devant nous.

C'est le temps de découvrir de nouveaux endroits, de profiter des parcs urbains où la fonte des neiges est plus rapide, de renouer avec de vieilles connaissances et de s'ouvrir à de nouveaux visages.

C'est aussi le moment parfait pour changer ta perspective sur la nature. Les cours d’eaux sont particulièrement actifs pendant la fonte des neiges, ce qui modifie souvent de façon spectaculaire la dynamique d’un lieu.

Reste ouvert d’esprit quand tu pars en randonnée au printemps et tu seras toujours surpris de ce que tu peux découvrir

2.      Prépare-toi convenablement

Il y a plusieurs éléments qui font du printemps une période pleine de défis pour le randonneur.  La météo est assurément ce qu'il y a de plus problématique, car on peut au cours de la même randonnée passer d'une température qui nous rappelle l'été à des conditions hivernales.

Il est donc important pour le randonneur chevronné que tu souhaites devenir (si tu l’étais, te ne serais pas en train de lire ce texte) de t'équiper pour pouvoir affronter toutes les conditions possibles sans être pris au dépourvu.

C'est certain que ton niveau de préparation dépend de la période de l'année et de la durée de ton séjour. Randonner à la fin mars, n'offre pas les mêmes conditions que la fin mai par exemple. Cela dépend aussi de l'endroit où tu te rends, du relief etc.

Plusieurs randonneurs profitent du printemps pour visiter nos voisins du sud où ils y trouveront un climat un peu plus favorable. À ce sujet, les Adirondacks et les Whites Mountains représentent des destinations de choix à quelques heures de voitures de Montréal.

Peu importe où tu vas, il est important que tu consultes la météo avant de partir et que tu t'informes à l'accueil des pistes qui sont praticables. Au printemps, plusieurs sentiers sont fermés en raison du sol instable est des accumulations d'eau.

Matériellement, bien se préparer ça veut dire prévoir l’imprévisible, se munir de crampons, de bâtons de marches et aussi prévoir une place de choix pour tes raquettes. Tes souliers de randonnées devront impérativement être à l’épreuve de l’eau, car les chances sont de 100 % que tu en croises sur ta route au printemps.

Si les températures sont changeantes à cette époque de l’année où la nature se réveille, c’est encore plus vrai en montagne où l’altitude devient parfois un facteur de changement climatique déterminant.

L’élément essentiel de ton équipement quand tu pars au printemps est ton habillement. Comme en hiver, il est préférable de privilégier le multicouches où tu pourras ajuster ton confort à la température ambiance en ajoutant ou enlevant des vêtements au besoin. N’hésite pas à faire de la place pour un manteau chaud, des mitaines et un imperméable.

3.      Choisis judicieusement ton itinéraire et randonne de façon responsable

Dans la majorité des sites, il est toujours possible de randonner au printemps. Certains sites sont plus proactifs que d’autres pour mettre à jour les conditions des sentiers sur leur site internet, mais il est important que tu appelles pour être certain que l’information est à jour avant de te rendre sur place, sache notamment que certains sites sont complètement fermés pendant le dégel.

Il faut être conscient du fait que le dégèle occasionne un fort écoulement qui se traduit souvent par des accumulations importantes dans les pistes situées au pied de la montagne, c’est pourquoi la plupart sont fermées.

Il est donc recommandé de privilégier les pistes qui montent en ligne droite vers un sommet.   Un parcours avec de fortes inclinaisons est en général moins affecté par le dégel.

S’il reste de la neige, c’est préférable que tu restes dans les sentiers où la neige reste plus longtemps parce qu’elle est compactée par le poids des randonneurs. La neige protège la vie qui s’éveille sous tes pieds. Marcher hors des sentiers au printemps mets en périls la survie de milliers de plantes et de créatures essentielles à l’équilibre de ton terrain de jeux.

4.      Hydrate-toi convenablement

En raison des températures changeantes, il est fréquent quand on randonne au printemps d’avoir chaud sans trop sans rendre compte. Le fond de l’air est froid et l’on remarque moins les manifestations de l’effort physique. Il est donc nécessaire de boire régulièrement de l’eau afin de prévenir la déshydratation.

Tu dois aussi penser au fait qu’au printemps, la température est susceptible de descendre sous le point de congélation, ce qui risque d’affecter la disponibilité de ta réserve d’eau potable.

Pour pallier à ce problème, il existe des contenants isolés qui permettent aux liquides de conserver leur température. On peut aussi prendre l’habitude de garder une quantité d’eau près de notre corps afin d’éviter qu’elle ne gèle trop rapidement.

5.      Reste sur tes gardes

Plusieurs dangers peuvent affecter ta sécurité quand tu randonnes au printemps. Pendant le dégèle par exemple, le risque d’avalanche est plus élevé si tu empruntes une piste qui mène vers le sommet.

Raison de plus pour rester sur le sentier, car les avalanches se déclenchent surtout quand les randonneurs s’aventurent hors-pistes où les amas de neiges sont plus instables.

Les glissements de terrains provoqués par l’eau sont fréquents au printemps, mais assez rares en forêt compte tenu de la présence accrue des arbres qui stabilisent le sol.

Toutefois, le dégèle constitue une période propice au détachement de glace qui peut aussi entrainer des éboulements de pierres. Mais surtout pas de panique ! Au lieu d’imaginer la fin du monde, reste attentif aux bruits et aux mouvements tout autour de toi, demeure loin des parois rocheuses et tu devrais t’en tirer sans la moindre égratignure.

Sois aussi sensibles au fait que plusieurs animaux sauvages mettent bas au printemps. En quête de nourriture et d’apprentissage, les nouveaux nés sont curieux et imprudents. Surtout garde tes distances si tu croises des oursons où des louveteaux où même des faons, car on ne peut jamais prévoir l’état d’esprit de la mère qui n’est jamais bien loin.

La nature a inscrit profondément  dans le code génétique des femelles de chaque espèce qu’il fallait défendre à tout prix sa progéniture quand elle est menacée. Et crois-moi sur parole, l’humain fait partie de liste de ces dangers potentiels.

6.      Pense petit

Au début du printemps c’est le bonheur. Les voraces volatiles qui te vident de ton sang pendant l’été, sont en pleine gestation, pénards dans une flaque d'eau stagnante.

Si cela te laisse quelques semaines de répit, (mars et avril), c’est le retour du balancier qui s’effectue à la fin du printemps quand les larves inoffensives se transforment en hordes de moustiques assoiffées ou en nuages de mouches noires sanguinaires.

Comme le début de cette période est différent d’une région à l’autre, il est préférable que tu te prévoies le coup en te protégeant adéquatement.  Voici quelques conseils en vrac pour te permettre de survivre à cette menace que tu ne dois pas prendre à la légère.

Porte des vêtements longs et muni-toi d’un chapeau à moustiquaire que tu sortiras de ton sac au besoin. Les lotions répulsives commerciales les plus efficaces sont, d’après mon expérience, le Muskoil et la Watkins. Évite les vêtements foncés et surtout ne force pas l’effort, car ce serait le CO2 que l’on dégage à l’expiration qui encouragerait les moustiques à nous piquer.

Consulte mon autre texte Les meilleurs trucs pour combattre les bébittes en randonnée pour des conseils plus exhaustifs.

7.      Participe aux rassemblements

Outre les différentes corvées de nettoyage et d’aménagements, auxquels tu peux prendre pars,  au début juin, plusieurs activités sont organisées dans différents parcs pour inaugurer le début officiel de la saison de randonnée.

C’est le prétexte parfait pour rendre service à ta communauté qui dépend de ce travail bénévole pour pouvoir entretenir et rendre public l’accès aux sentiers. Y’a aussi plein de corvées de nettoyages qui sont organisées. Ces différents événements sont habituellement annoncés dans les journaux locaux.

Le printemps est un moment propice pour montrer sa gratitude envers la nature et tout ce que tu accompliras en conscience pour elle te sera rendu d’une façon inattendue.

En conclusion

Le printemps est possiblement la période de l’année où l’on ressent le plus cette force que vie qui anime la nature. C’est la saison idéale pour revoir ses priorités et réajuster sa liste de projets pour la prochaine année.

Le printemps a tant de choses à enseigner. Une randonnée en forêt pendant cette saison magique permet d’intégrer en nous une partie de cette force impénétrable qui anime la vie, c’est l’éveil des sens dans tous les sens.   C’est un moment privilégié qui nous aide à mieux accepter dans nos vies les inconforts passagers qui accompagnent souvent les moments de transition.

Randonner au printemps, c’est s’offrir l’occasion de contempler de ses yeux l’origine de toutes les formes de vie, mais c’est surtout l'occasion de célébrer la joie d’en faire partie !

Sources :

https://www.espaces.ca/articles/activites/camping-et-randonnee-01/randonnee-pedestre/5633-5-sentiers-pour-randonner-ce-printemps

https://www.sail.ca/blog/fr/4-sentiers-de-randonnee-a-parcourir-printemps/

https://www.journaldemontreal.com/2014/03/19/randonnee-hivernale-au-printemps

https://avenues.ca/pleinair/randonnee-printemps-quebec-sentiers/